Comment Claude Code a ressuscité mon projet de 2005
Ce weekend, j’ai eu une impulsion étrange : aller fouiller dans mes vieux disques durs et retrouver mon projet de fin d’études Epitech. Celui que j’avais rendu en 2005, un peu fièrement, et que je n’avais plus touché depuis. Vingt et un ans de poussière numérique.
Le projet s’appelle Caps : une implémentation complète du protocole Hotline Communications, un protocole de partage de fichiers et de chat pair-à-pair très populaire dans la scène Mac des années 90. Mon groupe et moi avions développé un serveur entier (BlueCap, en C++), un client en ligne de commande (RedCap/Console, en C), et un client graphique (RedCap/GUI, en C++/wxWidgets). Environ 9 000 lignes de code applicatif.
Il y a un paradoxe au cœur de tout système “second cerveau” : on passe des heures à capturer, organiser, lier des notes, et pourtant l’IA reste à l’extérieur. ChatGPT ne sait pas ce que tu as noté le mois dernier. Claude.ai non plus. Tu dois tout réexpliquer à chaque conversation, comme si tu parlais à quelqu’un qui perd la mémoire entre chaque échange.
Le 4 mars 2026, YggTorrent affiche un message laconique : “L’histoire s’arrête ici.” En quelques heures, le plus grand tracker de torrents francophone disparaît de la toile — non pas sous les coups d’une saisie judiciaire, mais terrassé par l’un des siens. Un hacker du nom de Gr0lum vient d’exfiltrer 6,6 millions de comptes, de vider les wallets crypto et de publier l’intégralité du code source et des bases de données.
Impossible d’y échapper cette semaine : Clawdbot (récemment renommé Moltbot après une dispute de marque avec Anthropic) est partout. Plus de 60 000 étoiles GitHub en quelques semaines, des Mac Mini en rupture de stock, des threads viraux sur X qui promettent la révolution de la productivité personnelle.